Auteure et productrice autodidacte, à la rencontre de Cloud, artiste singulière à découvrir asap.

Comme vous le savez, j’adore le groupe Lilly Wood and the Prick. Je suis allée à leur concert en octobre dernier, c’est là, que j’ai découvert Cloud. Elle a ouvert le show avec une émotion, un talent et une authenticité qui nous ont instantanément captivés. À la découverte d’une nouvelle artiste qui va bientôt gagner vos cœurs.

Biographie

Cloud est une chanteuse, auteure et productrice autodidacte de la banlieue Parisienne. Enfant d’Internet et patchwork de films et de jeux vidéos, c’est sur des sites comme Youtube et Soundcloud qu’elle commence à poster des covers avant d’y partager ses premières créations. Introspection, existentialisme et contraste sont les maîtres mots de ses chansons. Son premier EP paru en Janvier 2021, «Sick Sad Girl», raconte un parcours de renaissance après des années de souffrance.

Interview de Cloud

Elle a gentiment accepté de répondre à quelques questions autour de son parcours, ses inspirations, son univers…

  • Quel âge as-tu ? De quelle ville es-tu originaire ?

J’ai à la fois 12, 27 et 53 ans. L’âge n’a pas vraiment d’importance. Je suis née à Courbevoie dans le 92 mais j’ai grandi dans des villes avoisinantes.

  • Tu es auteure – compositrice – interprète et productrice, quel est ton parcours ? 

Je suis autodidacte, donc mon parcours n’est pas appuyé d’études. J’ai pu demander une guitare à mes 15 ans pour mon anniversaire, je voulais apprendre pour m’accompagner au chant. J’ai naturellement mais timidement commencé à écrire mes propres chansons, et puis il y a quelques années quand j’ai décidé de me remettre sérieusement à la musique après une longue pause, il était plus simple et moins couteux de pré-produire mes chansons donc je me suis lancée comme ça.

  • Quelles sont tes inspirations musicales ?

Je ne suis forcément que la somme de tout ce que j’écoute mais je ne cherche pas à reproduire qui que ce soit. C’est la phrase que tout le monde déteste mais j’écoute de tout, du moment que ça touche à ma sensibilité, mais j’avoue avoir un peu plus de mal à connecter aux chansons Françaises. Mais pour donner des exemples, ça va de NIN, Phoebe Bridgers, Tear For Fears, Underoath, Joji, Stewie Wonder, Alanis Morissette à Crush, Childish Gambino, The Outfield, Frank Ocean ou encore les Deftones… Il y en a tellement. Au final c’est peut-être les chansons tristes qui m’inspirent.

  • Tu as fait la première partie du concert de LWATP, comment vous êtes-vous rencontrés ? 

Je n’ai pas vraiment eu la chance de rencontrer LWATP, c’est par le biais de mon équipe de tournée que j’ai pu avoir l’honneur de faire leur première partie. Mais j’espère que j’aurais le temps de les côtoyer quand je ferais leur prochaine première partie à Lausanne.

 

  • Tu te décris comme une « enfant d’Internet », que penses-tu des réseaux sociaux ? 

Il y a tellement de choses à dire sur les réseaux sociaux. Personnellement ils m’ont sauvé la vie à une époque où ils commençaient à se développer et pendant laquelle je ne sortais plus de chez moi à la fin du lycée. Ça m’a permis de comprendre qu’en dehors de mon environnement il pouvait y avoir des gens avec qui je pouvais m’entendre et donc à me sentir un peu moins seule. Je pourrais écrire de longs paragraphes sur les raisons pour lesquelles ils sont nocifs, et la manière dont ils sont construits pour nous rendre accros, mais rien n’est tout noir ou blanc. Je pense que notre responsabilité sur la manière dont ont les utilisent devrait dans le débat. La construction de personas parfaites en ligne fait du mal à tout le monde, et c’est pourtant très facilement réglable avec un peu d’authenticité.

  • Tu as un style Manga, quelles sont tes affinités avec la culture japonaise ?

Ahah c’est pas la première fois qu’on me dit ça et pourtant je cherche pas du tout à avoir un « style manga ».  La culture Japonaise ne mérite pas d’être réduite à ça, mais personnellement mes affinités vont vers leurs jeux-vidéos (et leurs BOs incroyables) et leurs films ou séries d’animation. Mon rêve étant de collaborer avec Hideo Kojima et/ou Yoko Taro, le storytelling et l’immersion par le jeux-vidéo me fascine.

  • Tu disais être très flippée en première partie de LWATP, était-ce ta toute première scène ? 

Ce n’était pas ma première représentation mais c’était ma première vraie scène. Je n’avais joué ce set qu’une seule fois auparavant mais dans un endroit où les gens étaient plus là pour manger et boire qu’autre chose et il n’y avait pas de scène à proprement parler. Ado j’avais fait quelques fête de la musique et parfois je jouais dans un bar mais toujours en duo avec une amie. Le stress c’est surtout parce que je suis de nature introvertie et timide, alors décider de me mettre en avant est un challenge.

  • Avec quels artistes actuels aimerais-tu faire un featuring ? 

J’adorais collaborer avec Joji, il y a une mélancolie dans ses chansons qui me parle beaucoup, j’aime aussi sa dualité entre l’humour et la peine. La sensibilité de l’artiste et producteur Sega Bodega me touche aussi énormément.

En savoir davantage dans « hi, i’m cloud », vidéo portrait publiée sur sa chaine Youtube

Le prochain EP sortira prochainement, il vous emmènera visiter les pièces les plus cachées de sa psyché avec vulnérabilité. On a franchement hâte, nous ne manquerons pas de lui accorder un article. En attendant RDV sur ses réseaux sociaux…petit clin d’oeil à ce post Instagram qui me touche. La bise et bonne année !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par CLOUD (@lou)

Ce contenu a été publié dans Accueil, Pop music. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire